mardi 19 novembre 2013

Dans le bilan

Un an et demi plus tard, trois villes plus loin, un amoureux et un char en plus, j'aboutis loin de moi. Contrairement aux craintes séculaires, je ne ressens pas l'étrangeté. Ma vie est neuve, mais elle me plaît. Je me demande seulement combien de fois il faudra recommencer. La précarité, l'instabilité ne me déplaisent que parce que les projets et le budget en dépendent. Parfois, je rêve d'un calme légendaire où les gens restent vivants, où la fin du monde suspend son cours, où les enfants surgissent sans qu'on ne le prévoit, où l'argent coule à flot.