dimanche 10 février 2013

Dans la grange, il y a un château qui sommeille encore

Dans le train, ils ont des faces reposantes : blanchies d'anonymat et de secret. Je ne sais pas si ma face, à moi, a un air de carême avant le temps. Je suis encore émue par la petite. Cinq livres et quelques plumes. Un visage de soie. Un calme magnifique. Dans les bras de MA soeur, des bras qui s'allongent et, au bout, s'attachent aux miens. Les larmes roulent et coulent le long de mes paupières quand j'y pense. C'était notre première fois. Ensemble. Tu es vaste. Tu débordes mon entendement. Tu m'habites. Comme un château construit dans une grange. Un bateau dans un quartier d'orange. Le train passe près de chez toi où tu es entrée pour la première fois. Tu sommeilles encore. Probablement.