mercredi 16 janvier 2013

Dans le silence des coeurs vidés


Ô l'étroite splendeur du blé

Ton absence provoque l'ombre
me réveille    cette blessure immédiate
Une île glisse de sa faiblesse obscure

[...]

Je dors sous des lacs souterrains
je suis ivre de tant de nuits accumulées
de tant d'étoiles reculée   dispersées    mortres
je dors sous des souches de granit et de marbre

Mais lorsque tu surgis
tu portes l'odeur et l'aube des rues rassemblées

(Marie Uguay)