mardi 21 août 2012

Dans l'essence



Quand j'me lève la tête 
pis qu'ca m'fait mal aux pieds 
Faut manger du soleil pour pousser en avant 

 (Mara Tremblay)

Il m'a présentée comme sa graaaaaande amie. Il s'est aussitôt ravisé parce que lui comme moi on savait très bien que c'était faux. Tout au plus avons nous échangé une dizaine de fois. Pas de quoi en faire une graaaaaaaande amitié. Mais bon, il est comme ça : il exagère. Je disais donc qu'il s'est ravisé. Il a plutôt choisi de me présenter comme une graaaaande histoire. Pas la sienne de toute évidence. Tout ça pour dire que ça m'a fait chaud au coeur comme un petit soleil chauffé à blanc qui craque à force. Après ça, je ne savais plus quoi ajouter alors on s'est dit «ok, byeee!» C'était plus simple. Des histoires, j'en ai autant que Céline a de trophées : à pochetée. Ça fait rire les uns, ça exaspère les autres : «Criss que t'es pas chanceuse!». Ça m'empêche pas d'espérer et de me garocher comme une adolescente qui tripe sur les tigres et les koalas. Les histoires d'animaux m'émeuvent d'ailleurs. Bernard Adamus en raconte une qui est pas piquée des vers. N'empêche. Je fais des voeux quand même quand je vois passer une étoile filante. Mais je me mêle tout le temps dans mes souhaits. Je ne parviens pas à savoir quel voeu est plus pressant, lequel est plus important. À croire qu'on peut pas tout avoir en même temps. Eh merde.