dimanche 3 juin 2012

Dans la noce




 Juste comme je me réjouissais à l'idée d'être une île (l'Île-aux-grues ou l'Île-aux-Coudres), on m'a fait parvenir une petite phrase qui parlait de jolie robe et de parenthèses. Le message, bien que court, a réveillé une géographie particulière, plus continentale qu'insulaire, plus harmonieuse que discordante. Et puis, entre-temps, j'ai fait un mauvais rêve : plein de hargne, tu voulais me foncer dessus en char. Au réveil, j'ai regardé mon cadran : il était déjà un peu tard pour me rendre compte de mes erreurs et pour changer de cap. Mais mon choix serait clair dorénavant. Définitif. Il y a des évidences devant lesquelles on ne peut que s'incliner. Des évidences du genre, les intellos détestent l'amour, les geeks sont impolis, une dent couronnée coûte très cher, la grève étudiante est interminable. Toujours est-il que j'ai répondu au message que l'on m'avait envoyé. Le lampion allumé par ma mère a fonctionné. La plaine m'attend. J'ai le pied dansant, le coeur en l'air, comme si j'étais invitée à une grosse noce.