mardi 13 mars 2012

Dans l'indistinct

Ce n'est pas clair. Hier, en buvant une Grolsh à deux, je te décrivais, avec la sincérité d'un soleil couchant, la matière qui tapisse le fond de mon coeur : une peau de pêche. Une peau de fond de coeur rose orange qui se garroche avec timidité sous la pulpe du doigt, sucrée et amère à la fois. Même si je prononce correctement chacune des syllabes pour créer de belles nuances, souples comme les cheveux d'une sirène, pour t'expliquer des choses complexes, la situation demeure illisible. Du moins, pour l'heure, elle me paraît écartillée entre deux classiques : raison, émotion. Un oeil de fougère se dresse dans ma tête, un oeil de forêt. Je veux attendre, debout, droite, sur un quai, pour me reposer contre l'horizon, pour attendre, avec des quantités de patience dans les poches.

Ce n'est pas clair.