mercredi 8 février 2012

À mi-chemin entre l'annonce de ta mort et de tes funérailles
J'occupe un vide inhabité
qui ressemble étrangement à la brume de nos seize ans

Les paroles liturgiques se font attendre
Emmurée
Quelque part dans ta chambre au sous-sol
Je m'impatiente

Mais toi, où es-tu
Là où tu te tiens, j'espère que te parvient le bruissement du vent
Ne reste ici que des quantités de silence
Entre chacun de nos murmures, on peut imaginer le froissement imperceptible que faisaient tes jambes
en se ballottant

Une question parmi d'autres m'obsède
et me hante
Aura-t-on pris soin de refermer le couvercle de ton cercueil
pour recouvrir ton visage lisse de fille brisée,
interrompue dans un infini un sourire
esquissé à l'envers