lundi 21 novembre 2011

Dans l'enfumé


Te parler d'Hiroshima comme si rien n'était. Par hasard. Tu y es allé une semaine. Stage de médecine sur l'impact social de la bombe. T'entendre me dire que les conséquences, aujourd'hui, ne se voient plus sur les corps (dans les corps - la génétique). Tu possèdes des fascinations si rationnelles que tu oublies l'horreur. J'ignore comment je me suis retrouvée ici, à ta table. Il y avait ce rideau, puis cette odeur de patchouli. Il faisait des bruns et des rouges. Peut-être y avait-il de la musique. Sûrement.

J'en profite pour te demander : « Peux-tu arrêter de me chanter dessus ? ». Oui, toi.

Ce serait fin. Maintenant, j'ai envie d'écouter The Man Who Cried. Pour la troisième fois cette semaine. Avec un bol de salade de patates sur les genoux.