dimanche 13 novembre 2011

Dans la fin de semaine


Cuisiner un poulet au citron samedi midi. Rentrer tard, mais pas trop. Dormir et ne pas rêver à la fin du monde. Attendre la version cinématographique de Lars Von Trier. Voir disparaître un problème qui aurait gâcher la semaine, voire la vie. Écouter Julie Doiron. La trouver trash sur scène. Tellement plus sombre qu'à l'été 2009. L'écouter encore et se rendre compte qu'elle vient de se faire domper mardi passé. La regarder se démener dans sa merde de fille triste, sous le choc.  « Aujourd'hui, je n'ai pleuré qu'une seule fois. Dans la douche. Ça va aller. » Être mal à l'aise. Incapacité criante de s'imaginer à la fois sur une scène ET en peine d'amour, pognée à devoir chanter des histoires d'amour qui n'ont plus de maudit bon sens. Supplice. Faire la conversation à un hippie chevelu de la tête aux pieds.  Rencontrer un vieux pote du secondaire devenu musicien. Se lever très tard et discuter au téléphone avec sa mère qui a peur de mourir ces temps-ci. Ne pas lui dire que ce dont on a peur, c'est de mourir et de la voir mourir aussi. Éventuellement. 

Samedi-dimanche, c'est fini. Et que dire de Capri. Il m'en reste une sensation de brûlure et de honte qui me tache le coeur. Par chance, c'est fini depuis une centaine d'années déjà.