vendredi 2 septembre 2011

Dans le refrain


Adieu l'Émile je t'aimais bien
On a chanté les mêmes chagrins

Une chance que j'avais apporté de la musique. Je me suis dit : Peut-être bien «Green Eyes». C'était trop. Une ambiance moins chargée s'est offerte à moi : « Claudette » de Roy Orbison.  Et cela m'a aidée en bout de ligne. L'oubli s'est pointé le museau. Doucement, l'autour délaissé depuis longtemps a disparu : l'autobus. Objectif : parvenir à oublier que toutes ces orteils nues sont horribles et disgracieuses comme des dents pourries. J'ai fixé mes bottines à moi et j'ai éloigné toutes ces sandales de ma vue pour mieux me concentrer ailleurs. J'ai préparé mes bagages (encore!) dans ma tête : ne pas oublier la doudou de Madou, prendre la soupe aux gourganes dans le frigo, ramasser le film des Sirènes au passage et ne pas négliger tout le reste, comme les vêtements. La règle : chérir les objets de toutes ses forces. Mieux vaut traiter les choses terrestres comme du sacré à défaut de rencontrer Dieu et laisser venir le refrain des déceptions (lalalalère). Maudites chinoiseries, vous êtes aussi prévisibles que les saisons.