mercredi 3 août 2011

Dans le gras ferme de mes épousailles


Une série de matins pâles me pendent au bout du nez. D'autres plus foncés m'attendent aussi. Jolie Joulie va venir avec moi dévaliser la quincaillerie pour kidnapper l'époux gras ferme en vue de nos épousailles champêtres. L'époux, c'est celui qui est doux doux doux, celui qui vous fixe l'oeil jusque dans le fond de la gorge en vous tendant votre facture : 50 pouces carrés de moustiquaire. Elle m'a envoyé une carte postale pour me dire qu'elle m'accompagnerait, pour me rassurer. J'ai compris qu'être loin ne changerait rien. L'absence arrive bien avant le manque, bien avant la migration des petits oiseaux au mois de septembre.