jeudi 4 août 2011

Dans le géranium en allé


 Parce que je m'en vais voir un show de country, je pense que ça va bien aller. Je suis à la veille de tomber en vacances. Quand la fenêtre s'ouvrira toute seule pendant la nuit parce qu'il vente et parce qu'il pleut, je ne serai pas là pour me lever doucement, contourner la télé puis refermer les panneaux. Je ne serai pas là. Non plus pour rentrer le géranium qui s'est remis à fleurir après avoir été noyé dans les orages tempétueux de l'été, portrait navrant d'une nature presque morte. Je ne serai plus là pour piquer une jasette au voisin qui fume sur le -- nouveau -- trottoir, tout de suite après son café du matin. Je ferai autres choses comme changer de couleur de peau. Et même si mes voeux d'automne se sont presque tous réalisés, je vais essayer de faire semblant que je n'attends après rien. J'exercerai ma boule de gorge à la bienveillance, à la sobriété du monde rudimentaire. À la ligne droite que je chéris si fort. Trop fort, peut-être. Je vais fermer les yeux et me dire que vivre de la quincaillerie se peut.