mardi 26 juillet 2011

Dans l'oraison pluvieuse

Amy Winehouse est morte. Comme Lhasa. Comme Marilyn. Comme Josée Yvon, Marie Uguay, Pauline Julien. Et c'est par cette sorte d'oraison funèbre que je commence ce billet. Le ciel est déchaîné et cela jette une ombre maussade sur les murs du bureau. Du ciel grondant, il tombe des clous. Sa gueule est ennuagée de vis et d'écrous. Malgré cette heure orageuse, cela demeure toutefois beaucoup moins violent que cette pluie folle qui s'est déversée sur nous, il y a quelques jours, alors que je trottais bucoliquement dans le sentier de la mer. Des rafales d'eau obscurcissaient mes yeux, le tonnerre emplissait mes oreilles de peurs et de tremblements. Je n'avais encore jamais rien vécu de semblable. Je riais, mais j'avais quand même la chienne. Sortie du bois, il ne pleuvait plus. On aurait juré que la tempête sévissait qu'à un endroit isolé, voire carrément dans ma tête. C'est comme ça parfois, je pense. Les éléments se déchaînent dans nos vies isolées. Et il n'y a pas lieu de flamber un cheval. Vaut mieux rire. Comme dirait le vieux sage dans Even the Cow-Girls Get the Blue, « Ha ha, hi hi, oh oh ».