jeudi 28 avril 2011

Dans les lignes des villes




On raconte qu'il existe ici deux villes. Or, j'en compte plus d'une. Il y a les petites villes tristes que l'on dépose dans nos mains (Anne Hébert). Il y a celles qui déploient leur huppe haute. Il y a aussi celles qui s'alignent docilement le long des rues encombrées. Il y a celles des putes. Il y a celles des prêtres enterrés dans un petit carré de gazon blanchi par l'hiver. Il y a la mienne qui prend une bouchée de chaque pain. Les villes sont parfois lisses et gourmandes, parfois lourdes et rudimentaires.