mercredi 2 mars 2011

Dans les formes

La peinture raconte une histoire de consolation. C'est ce que je disais il y a de cela quelques heures à peine. Les jours charrient une rumeur intrigante. Je me laisse porter même si au fond, j'accepte mal ma propre adaptation. À cet instant précis, j'aimerais demeurer stationnée dans l'aridité blanche de l'hiver, préoccupée par une seule chose : la fonte et la refonte des bancs de neige. L'ascèse est bienfaisante et me contraint à une solitude monumentale que je chéris amoureusement. On s'acclimate aux saisons, aux autres, aux tâches. Là, je corrige et je trippe comme une banane. C'est une sorte de maladie je crois. Personne n'aime cet aspect de l'enseignement. Ou si peu.

Je me dirige vers les jubilations printanières avec prudence. Je vois des formes partout. Même dans les trous sur les pavés. J'écris trop comme moi.