lundi 7 mars 2011

Dans le poème enneigé (sur fond de Bob Dylan)

La poésie est franche
conforme
à l'arbitraire de mes 25 ans.

J'ai oublié la couleur de mes cheveux, tu sais. Malgré tout, tu as insisté. En faisant la vaisselle, tu as déposé entre chacune de mes phalanges de la mousse de savon. Un présage de lumière plus léger qu'un ciel de tempête à l'heure du dîner.

Un sentiment cru ne s'avale pas. Pas plus que le reste d'ailleurs. Les errances impitoyables en font partie. Elles restent coincées dans le calme des rues droites, là où le silence m'appartient encore. Là où je peux parler sans être entendue. Plaquées au-dessus de mon visage, mes deux mains tissent de manière confuse un semblant d'harmonie. Le temps des grandes confusions. On est jeune qu'une seule et longue fois.