mardi 18 janvier 2011

Dans les chansons de Dolly Parton

Je ne suis pas encore apte à reprendre l'écoute de mon répertoire musical ordinaire. Habituellement, je me nourris de pièces downantes à souhait. Mais ça ne me fait rien, car je suis capable de me mesurer à la mélancolie. Or, en ce moment, je ne peux pas. Je rêve de prendre des calmants. Je rêve que tu viens cogner à ma porte. Je rêve que je me dispute. Une fois debout, la musique mélancolique m'achève le vague à l'âme. De façon assez récurrente (je le constate à travers les années), je ne perçois plus les frontières. Toutes les particules, même les plus élémentaires, me traversent indifféremment. Je deviens alors une grande soupe instable en quête perpétuelle d'équilibre.

J'en suis là, actuellement. Je porte en moi plusieurs fins du monde. Je me console car même si je ne peux écouter Julie Doiron, Martha Wainwright, Juliette Gréco ou Barbara, il me reste toujours Dolly Parton et son éternel complice, Kenny Rogers.

Baby when I met you there was peace unknown
I set out to get you with a fine tooth comb
I was soft inside
There was something going on
You do something to me that I can't explain
Hold me closer and I feel no pain
( «Islands in The Stream» )