lundi 29 novembre 2010

Dans la reproduction du même

Je rêve à même le sol ces heures-ci. Je relis mon journal pour moins rêver justement et je constate que 8 mois ont passé depuis la dernière entrée. Le comble : je suis toujours préoccupée par les mêmes couleurs : fascination pour l'inconnu et obsession du romanesque. Bien que j'aie récemment goûté un peu de ces pigments, je n'en ai pas encore fait le tour. On n'échaude pas les chats à l'eau froide visiblement. Je possède un idéal, une représentation mythique de reproduction pareille à celle que l'on pratique dans les tentes sapinées des Amérindiens. Pareille et pas, en même temps. En fait, l'influence du pigment de ta peau sur la texture de mes lèvres agit ailleurs aussi. Sur le déplacement, potentiel ou rêvé, de mes paumes, par exemple.

Exactement maintenant, je revois le transport de mes paumes sur la courbe de tes épaules, un corps immédiat qui descend partout autour, vertical. La reproduction commande qu'on s'établisse dans des espaces gigantesques. L'amour se passe tout en haut et se tient sur le bout des orteils.